Naissance de la marque...

Blowing Confetti

Certains y voient une histoire débutante comme tant d'autres.

D'autres, une histoire à suivre.

Et moi je suis juste heureuse de vivre mon histoire avec vous.

Vous êtes mon inspiration. 

                                                                                                          ​Angie

J'ai le souvenir merveilleux de ma mère cousant des heures durant sur l'immense table de la salle à manger où elle étalait tout son merveilleux matériel... et moi, haute comme trois pommes qui me hissais sur la pointe des pieds pour regarder par dessus le bord de la table pour observer ce qu'elle faisait. Je rêvais déjà de participer...

Il a fallu attendre d'être "assez grande" et apprendre à broder pour commencer, "parce qu'une bonne couturière sait coudre à la main".

Alors nous avons brodé ensemble, et j'ai brodé seule, patiemment, avec application, des heures durant. J'aimais ça autant que lire !

Puis petit à petit maman m'a appris, à patronner, à couper, à faufiler, à assembler à la main... Mais je ne pouvais toujours pas toucher à ses machines !

 

Un métier de création avec mes mains, j'en rêvais ! A peu près tout ce qui fait appel aux sens m’intéressait à vrai dire ; la littérature, les sciences humaines, la communication,... aussi. Mes parents ne voyaient la couture et la broderie que comme des mes moments agréables, un passe-temps... et pas un métier enviable. Mon idée de stylisme : une utopie.

Comme il "fallait faire des études classiques", ma personnalité plutôt sensible et investie s’est vite orientée vers la psychologie, les sciences sociales, la gestion de projet, la médiation familiale, le management…

En a suivi une carrière riche dans des rôles divers passionnants en lien avec des professionnels variés et tellement engagés !

Mon émerveillement pour l’artisanat est toujours resté, avec un regret en fond et une pensée étouffée : « Ce serait quand même fabuleux d’avoir droit à plusieurs vies… ». Je me rêvais dans un atelier à moi...

La couture m'a rattrapée au décès de ma maman, alors que j'entrais à peine dans la vie adulte, j'avais 25 ans.

J'ai suivi les cours du soir, je me suis bien équipée, jusqu'à envahir tout mon environnement. J'ai confectionné et créé, de l'habillement puis de la maroquinerie, pour moi, pour mes enfants, pour les amis, pour les amis des amis, pour d'autres qui ont aimés. 

Comme j'étais sollicitée régulièrement, je suis entrée en coopérative d'activité de créateur. J'ai continué à rêver encore un peu plus. Et il fallait rêver fort FORT, avec un CDI de cadre et des multi-diplômes à une époque où la couture était  encore malgré tout perçue comme le hobby de Mamy...

Il y a quelques années, j’ai commencé à avoir la sensation de ne plus être à ma place dans mon boulot. Je ne comprenais plus bien le système et inversement. Puis j'ai  travaillé dans de grosses institutions, auprès de bénéficiaires particulièrement vulnérables, et je me vivais comme maltraitante dans ce système, ça m'était de plus en plus insupportable. 

 

Concours de circonstance - ou plutôt je crois rendez-vous de la vie, un problème de santé qui allait s'avérer chronique m'a amené à me retrouver face à moi-même, et j'ai su. La vie m'offrait aussi une chance de deuxième vie !

 

L'élan était là, les compétences rassemblées et convergentes, la foi nécessaire à l'inévitable traversée du désert m'assurait, je n'avais plus peur des peurs des autres, ni des privations,... J'avais tant à gagner en joie et en sens, même si j'allais devoir me battre pour ça. 

En janvier 2008 j'allais timidement à un rendez-vous de réseautage de femmes entrepreneures à Namur. Pour voir...

Juste après, je dessinais mon logo. Très vite je protégeais le tout et créais ma marque. C'était le début de l'aventure !

Aujourd'hui, j'ai fait le deuil de ma vie d’avant :  la reconnaissance sociale, le beau salaire, les vacances, les fins de mois sans trop compter. Je choisi chaque jour une vie plus simple et raisonnable, étonnamment souvent plus savoureuse, sereine, et calme.

Faisant le bilan des mois écoulés et de cette vie qui se réinvente, mon projet fait son chemin, mûri, trouve sa place raisonnable. L'enthousiasme se renouvelle après chaque période de longue réflexion, les orientations s'affinent,...

 

Mes enjeux sont plus que jamais de pouvoir vivre correctement et durablement de mon travail.

Et de pouvoir le faire dans un environnement de production et de commerce en accord avec mes valeurs, mon éthique et la qualité qui sont les miens.

Mais je sais qu'il y a un public conscient de ses achats  pour me comprendre et me soutenir !

dans le fil de ma vie.